J’aurais bien voulu écrire aujourd’hui. N’importe quoi de préférence. Eventuellement même un peu trash... Histoire de rappeler à d’éventuels nouveaux lecteurs que je ne suis pas seulement un malheureux veuf esseulé, se remettant difficilement de la perte de l’amour de sa vie. Cela est. Il faut bien que je le dise, puisque cela est. Au risque de faire perdurer l’image d’une famille trop idéalisée, " mythique " comme me l’ont reproché mes enfants... En toute affection... Mais j’y reviendrai, je ne suis pas encore tout à fait prêt.
Je suis aussi, il faut bien également le reconnaître un pédé parmi les pédés, qui n’hésite pas à s’envoyer en l’air dans les fourrés le long du Rhône ou dans des saunas... Bon, le nez coincé dans la raie fessière, la langue occupée à titiller une corolle frémissante, ça n’a plus grand chose de mythique...
J’aurais bien voulu, mais j’ai pas pu. Je faisais des confitures.
Au retour de la clinique, début novembre, je suis allé sur le marché du samedi matin. Le fameux marché provençal d’Arles. Un régal. Une merveille. Monique et moi ne nous lassions pas d’y traîner toutes les semaines, pour le plaisir... Parce que, pour ce qui est des achats, c’est souvent un peu cher. Tourisme oblige... J’avais donc acheté trois belles citres en vue de faire des confitures. Pensant par là motiver et distraire Monique qui ne pouvait plus sortir... Et puis, ceux qui l’ont goûté, ma confiture de citres, le reconnaissent. C’est quelque chose !
Malheureusement, elle n’a plus jamais eu la force de me donner le coup de main espéré. Et j’avais stocké les cucurbitacées au frais, dans l’attente de la bonne opportunité... Après, nous en avons souvent parlé avec les enfants. Mais il y avait toujours quelque chose d’autre à faire... J’ai eu peur de les perdre. Mais non, ça se conserve bien tout l’hiver.
Alors voila. Le premier voyage est en cours...
La Citre, (ou
LE Citre, je ne sais pas, personne n’a su me donner son sexe...), c’est la version provençale de la pastèque à confiture de mon Sud-Ouest natal... Bon, à peu près... La pastèque quand même...
Grosse différence, la pastèque est ronde comme une mappemonde (mais ne pas confondre avec la pastèque à chair rouge), et pèse souvent plus de dix kilos, la citre, elle, ressemble à un ballon de
rugby et dépasse rarement les 3,5 à 4 kilos. Sinon, même chair blanchâtre translucide, dure à couper mais qui se transforme très vite en eau. Immangeable crue. Un délice en confiture... ( La ma
mienne à moi, en tout cas...)
Ma recette : (très grosses discussions chez les spécialistes et les amateurs...)
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- Préparer 4 kg de fruits : couper la citre en fines tranches pour pouvoir bien enlever tous les pépins (ya du boulot !), éplucher et débiter la chair en touts petits cubes de 4 à 8mm de côté... (Ya du boulot !)
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- Ajouter 400 gr de sucre par kilo de fruits (grand maxi, on peut selon les goûts en mettre un peu moins). Laisser macérer...
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- Pendant ce temps, éplucher une orange par kilo de fruits, les couper en très fines tranches. Rajouter un citron pour l’ensemble.
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- Râper quelques écorces d’orange et de citron (quelques lamelles seulement, sinon beaucoup trop fort !)
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- Couper en très petits bouts un bâton de vanille par kilo de fruits.
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- Laisser macérer le tout selon possibilités (éventuellement une nuit entière)
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- Faire cuire à petits bouillons pendant environ ¾ d’heures. Laisser refroidir.
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- Refaire cuire ainsi au moins deux fois, en laissant bien refroidir entre chaque cuisson.
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- La confiture est vraiment cuite quand elle "chante" dans la marmite. Les morceaux doivent rester entiers, mais complètement translucides. Le liquide doit bien sûr perler...
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- Mettre aussitôt en pots la confiture bouillante, fermer et retourner les pots.
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- Laisser refroidir avant de déguster.
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Ben voila. Ceux qui auront le courage d’entreprendre le voyage pour venir me voir, ils auront le droit de la goûter, ma confiture de citre... Je leur donnerai même peut-être un pot chacun. S’ils sont sages.
Ah ! Je voulais vous dire... Ne comptez pas sur moi pour vous donner une recette aussi détaillée des galipettes... Là, à la rigueur, on peut juste déguster...



Vous me connaissez un peu, je suis assez sociable... J’engageais donc la conversation, en toute amitié et sans intention aucune...
Ces braves créatures ne me font absolument pas fantasmer. C’est vrai qu’il a des jambes magnifiques, très bien galbées, à faire crever de jalousie nombre de dames légalement référencées... Il
n’était que travesti. Guêpière, bas résille, talons hauts, mais poitrine normale, pas de gonflette de ce côté là... Il m’avouera d’ailleurs très vite que dans le " civil " il est tout
ce qu’il y a de plus classique chez les cadres, style costume trois pièces et cravate...