Journal au jour le jour

Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /Juin /2007 22:43

Début du Bilan de ce Blog... Ici

2° partie

 

Lorsque j’ai entrepris d’écrire sur ce support, je n’avais aucune idée en fait de ce que cela pouvait représenter. Je n’en avais pour ainsi dire visité aucun. J’en entendais de plus en plus parler, et souvent les forums y font référence. Je me sentais gêné et honteux, si, si, comme chaque fois que j’ai senti les technologies avancer sans moi...

Je voulais donc, d’abord et en premier dominer l’outil et en découvrir les différentes utilisations...

Depuis toujours j’ai aimé écrire. Il restait sur mon disque quelques pages qui avaient échappé à ma folie cyclique de nettoyage. Notamment ce texte que j’avais écrit en prison pour ma femme. Bien entendu d’origine il est manuscrit, sur un triste papier rayé fourni par l’administration. Mais une année, nous l’avions retravaillé avec ma femme, elle m’avait aidé à le rendre moins pompeux, moins grandiloquent, et moins grotesque. Il est soigneusement rangé dans un classeur, à la disposition des enfants quand je ne serai plus là. J’ai gardé le support informatique. Il m’a fallu quelques jours pour retrouver le mot de passe de protection... Il y avait si longtemps... J’y consacre de longs chapitres à détailler avec une complaisance douloureuse mes aventures extra conjugales. Je ne voulais rien épargner à ma femme, sans doute pour la pousser inconsciemment dans ses retranchements. Dès le départ, j’avais décidé de ne pas engager ce blog dans ces aspects érotico-porno-gay. Mais il restait de la matière.

Il y a aussi un long texte sous forme de journal que j’ai écrit aux enfants à une époque où j’avais décidé de me suicider. Je crois y avoir fait allusion quelque part, ma femme m’a précédé de très peu, et sa tentative de suicide a brisé mon élan. Ce texte, je ne l’ai pas relu. Je n’ai pas cherché le mot de passe. Je crois savoir qu’il est : " ADIEU "... Pendant longtemps il est resté indiqué sur un postit accroché à ma carte d’identité au cas où... J'ai détruit ce mémo quand ma femme a eu son premier cancer. J’avais décidé de l’accompagner désormais, quelles que soient mes difficultés. C’est important que je le dise ici, j’y reviendrai plus tard.

Et il y avait un journal, que je tenais avec plus ou moins de rigueur, souvent pris par la vie quotidienne trépidante.

Et je me suis dit que mon vécu, pour autant spécifique qu’il soit, pouvait aider un jeune en mal d’identité. C’est significatif que je dise ceci. D’ailleurs le préambule reste toujours affiché, il va falloir que je me décide à le changer. Il est ridicule. Après ce bilan sans doute. Voila. J’ai automatiquement, de façon plus qu’irréfléchie, pensé à un jeune... Encore du paternalisme... Et cela m’a fait beaucoup de bien de prendre conscience que ce n’était pas les jeunes que j’intéressais... Mais ceux qui avaient pu vivre, à la même époque des choses similaires ou à contrario totalement différentes.

Je partais avec le handicap dont je parle ici. Je déteste mon style, et je ne me suis jamais senti capable d’écrire des choses sinon captivantes, du moins un minimum intéressantes. Ce qui, je puis en témoigner, n’est pas contradictoire avec l’envie d’écrire. Mais conviction qui fait que seuls les textes ayant une forte résonance affective ont échappé à la poubelle... Je voulais vaincre ce handicap. Prendre un minimum confiance dans mes écrits. C’était l’un des principaux challenges de ce blog.

Enfin, écrire sur un site public suppose que l’on envisage d’être lu. Au départ, c’était le dernier de mes soucis. J’avais en tête, outre le petit jeune égaré à qui j’indiquerais la bonne voie... (lol, vous dites je crois ?), ma femme et surtout mes enfants. J’imaginais une actualisation de ce vieux texte (vint neuf ans quand même !) avec des commentaires plus récents, d’aujourd’hui, du 21° siècle... Je pensais à " l’après ", je venais d’apprendre que l’état de santé de ma femme était très grave.

Les premières semaines je me suis enivré en postant chaque jour, ou peu s’en faut, des textes que je n’avais qu’à relire et à mettre en forme. En réfléchissant un minimum à leur ordonnancement. Je me suis essayé à l’affichage de photos. Pas de difficulté. J’en ai donc abusé au début. Je me suis vite lassé, comme pour toute chose que je trouve trop facile. Je n’ai pas pris le temps d’insérer des vidéos. Si je le faisais, c’est que tout le film serait de moi, de la prise de vue à la mise en page, en passant par le montage. Pas le temps pour le moment.

La fin de la première partie approchait. Les trois premiers volets couvraient le contenu de ce texte qui ne pouvait se référer qu’à l’avant incarcération. Il allait falloir aborder le temps présent... Je réalisais combien je tergiversais, retardais, repoussais. Je prenais conscience que j’allais enfin devoir me livrer. Là, tel que j’étais. Que j’allais devoir dépasser les faux-semblants, les mensonges à moi-même, les peurs, les lâchetés. Je le jure. Je m’y suis efforcé. C’est sans doute ainsi que j’ai donné à certains le sentiment d’un excès de culpabilité...

Et j’ai repoussé le moment, repoussé... Et je me disais " Allez, il faut que t’arrêtes de revenir en arrière. Parle du présent... " Et je n’arrivais pas à m’y résoudre...

Oh, ça a duré... Du 2 février au 9 mars exactement... Si ça ne s’appelle pas reculer, ça...

Et je dois le reconnaître. Je ne suis pas encore parvenu à me livrer vraiment. Quand je vois l’évolution remarquable d’un WejDi en quelques semaines... L’aggravation de l’état de santé de ma femme a en fait été une belle échappatoire. Qu’il est facile de se faire plaindre, et de reporter tous nos maux sur la fatalité ! Mais il faut le dire : les choses ne sont pas aussi simples... Et ma part de responsabilité est immense. Si ma femme refuse de se soigner, c’est parce qu’elle ne me sent pas assez présent. Depuis sa décision, nous avons beaucoup parlé... Et revient toujours : " Me soigner, souffrir des mois, pour gagner quoi, quelques mois ? Et pendant ces mois de répit, qu’est-ce que tu me proposes ? " Et je n’ai rien d’autre à proposer que ce que nous vivons depuis des années. Elle attend que je rentre. Elle attend en ce moment que je sois avec elle, et je suis scotché devant cet écran... " Attendre... Toujours attendre, je n’ai fait que t’attendre" m’a-t-elle dit avant hier en pleurant dans mes bras...

Mon bilan ne peut s’arrêter là. Mais ce soir, je stoppe. Sans phrase de conclusion. Je viens de faire un très gros effort...

A suivre...

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Dimanche 17 juin 2007 7 17 /06 /Juin /2007 19:14

1° partie. (sur 4... suivre le parcours...)

Je viens de feuilleter plusieurs blogs. La mode semble aux bilans. Je me dis que ce ne serait peut être pas plus mal que je me pose un peu moi aussi et que j’y réfléchisse.

L’ouverture de ce blog et l’édition du premier article datent du 22 janvier 2007. Soit, à quelques jours près, 5 mois. Exactement 145 jours.

Date de création : 2007-01-22 18:45:43
7 186 pages vues au total
2 476 visiteurs uniques
Journée record : 23/04/07 (216 pages vues)
Mois record : 03/07 (2 720 pages vues)

Moyenne par jour de visiteurs : 17,08

Moyenne de pages lues par visiteur : 2,9

Succès prodigieux ! Si l’on tient compte de mes propres visites pour vérifier la mise en page, des ouvertures suivies par une fermeture immédiate en constatant qu’il n’y a pas eu de mise à jour, un maximum de 4 à 5 lecteurs par jour sont venus jeter un œil.

Et je ne parle pas des statistiques par article ! Très peu sont consultés. Visiblement les visiteurs abandonnent pour la plupart dès la première page. Donc effectivement un maximum de deux billets.

Les commentaires sont à l’image de ce fiasco : 8 interventions en 5 mois !

Je suis davantage interpellé par ce dernier chiffre. Quelle est sa vraie signification ?

Bien entendu je pense immédiatement que ce que je dis n’a aucun intérêt. Mais c’est également une preuve de ce que j’avançais dans le billet " Être et paraître ". Même lorsque j’avance des idées pas trop connes, c’est tellement noyé dans un charabia inutile et vain que les lecteurs les plus bienveillants se lassent au bout de quelques paragraphes. Pour preuve les quelques personnes me connaissant à qui j’ai donné cette adresse et qui m’ont pudiquement dit en retour : " ... Tu sais, je n’ai pas tout lu... ". Qui aurait envie de faire l’effort d’ingurgiter un tel pavé ?

Il y a aussi l’âge. J’en suis sûr. Tous ces blogs de petits jeunes donnent envie de réagir. Souvent d’ailleurs de façon assez révoltante, trop condescendante. Mais aussi par des copains du même âge, qui ont envie d’engager la discussion ou de réagir à des histoires qui les concernent. Je ne raconte que des souvenirs d’un autre âge qui n’intéressent plus guère : des histoires d’anciens combattants...

Il y a aussi ce dont je parle en ce moment. C’est quand même très morbide. Un visiteur commence toujours par la première page affichée. En ce moment, il doit partir en courant ! Qui n’éprouverait pas un profond malaise en entendant parler du cancer cette " longue maladie " que pour ainsi dire personne n’ose nommer ? Qui ne serait pas révolté par mon aspiration à en finir ? La mort continue à faire peur, comme aux premiers jours de l’humanité. Je sais que je fais une faute, aux yeux de certains un crime, en l’envisageant sereinement.

Il y a peut-être aussi une forme d’intimidation. Je remarque que les blogs écrits dans un langage familier et courant appellent davantage les commentaires. Ceux écrits sous une forme plus littéraire recueillent moins de messages de la part des visiteurs. En règle générale ; Il y a des exceptions. Rares si l’on exclue les " posts " des habitués, qui forment une sorte de confrérie avec le bloggueur. Alors, rejet des thèmes actuellement abordés, gène devant une écriture trop affectée, les visiteurs accidentels se détournent. Naturellement.

Je n’avais pas l’intention d’aborder le sexe de façon trop directe. Parce que je n’aime pas tomber dans la démagogie. Parce qu’ayant décidé de ne pas protéger l’accès du site par l’avertissement aux mineurs, je me sentais moralement engagé vis à vis des lecteurs potentiels. Mais mon vécu m’a amené à franchir certaines limites. Je rassure les puritains, ces articles ne sont guère plus lus que les autres... Ah ! Si j’étais un jeune étudiant, ou un jeune militaire, après quelques allusions à un physique avantageux, l’intérêt s’éveillerait beaucoup plus vite !

Enfin, il y a la longueur des billets. Nous sommes dans la société de l’urgence. Même lorsqu’on surfe sur Internet, tout doit aller très vite ! Pas de temps à perdre à lire la progression d’un raisonnement. Inutile de décrire avec soin les préliminaires d’un acte sensuel. Aller à l’efficacité. Le lecteur donnera libre court à son imagination, et devra s’en contenter. Lu sur un blog :

" Lui assis sur le canapé moi m'occupant de sa queue. Il se penche en avant pour me doigter puis il me demande de me retourner et de venir m'empaler sur son sexe, position qu'il n'avait jamais essayée. Et moi c'est une de mes positions favorites, qui m'excite le plus. Me voilà en train de le chevaucher... "

C’est sûr, mes deux ou trois pages pour raconter qu’un mec m’a taillé une pipe... Un peu long... Et il s’agit d’un blog de qualité que je consulte régulièrement... Pardonne-moi Christophe si tu me lis...

C’est sûr, il faut que je fasse plus court. Je vais m’y essayer. Je ne garanti rien. J’aurais peut-être fait fortune comme journaliste pisseur de lignes... Mais comme bloggueur... Inaptitude.

Donc, le bilan chiffré est des plus déplorables. Si je m’en tenais là, je cesserais d’écrire... Mais quand même, au-delà du quantitatif, il y a le qualitatif... Et là, en quelques semaines, il s’est passé bien des choses...

 

D’abord, les rencontres. Uniquement virtuelles pour le moment, mais oh combien importantes pour moi.

Au tout début. Je me suis dit qu’il y avait sans doute des blogs écrits par des mecs mariés ou simplement bi. J’ai cherché sur Google, pas trouvé grand chose dans un premier temps. Et puis je suis tombé sur le forum...** Un site officiel ouvert par Pathé en l’honneur de la sortie du film " Le secret de Brokeback Mountain "... Un forum très riche, varié, surprenant. Des centaines de topics, avec des thèmes de réflexion, des séries de photos parfois époustouflantes, parfois pleines d’humour, souvent empreintes de tendresse. Les " BBMAddicts " comme ils se nomment ont une affection sans borne pour les deux acteurs...

Un topic tient lieu de café du commerce, ou plutôt de salon de thé... Un groupe constitué d’une trentaine de personnes, d’âge, de condition, d’opinions différentes. Des femmes, mariées ou non, des mecs, bi ou gays... Chacun y intervient à sa guise, répond aux autres messages, relance le débat, illustre d’une photo, Stoppe brutalement le ronron par un coup de gueule... Les mamours et les câlineries sont légion, brutalement interrompues par une crise de fou rire ou par une réflexion plus métaphysique... La vraie vie, transposée en virtuel... Il faut dire que le groupe s’est rencontré plusieurs fois et qu’une vraie connivence existe... Tout doucement, je rejoins le groupe des habitués. Et leur soif et leur joie de vivre m’ont souvent été d’un réel secours dans cette période difficile. Comme si j’étais entouré d’amis...

Ce forum, rattaché à un site officiel, draine les âmes perturbées après le visionnage du film. Ces gens ont besoin de parler, de se confier, d’exprimer leur émotion ou leur détresse... Le groupe les accueille avec beaucoup d’empathie. Ils viennent restent, se confient, repartent, reviennent ou ne reviennent pas... C’est qu’ainsi est apparu A. profondément perturbé par ce qu’il venait de vivre dans la journée. Il a 25 ans, son meilleur ami a organisé une projection privée du film, et en a profité pour lui déclarer qu’il l’aime depuis des mois... Nous l’avons aidé à faire le point. Mais dès le début, je sentais que quelque chose de particulier passait entre lui et moi... Assez vite nous nous sommes retrouvés " en off " sur MSN, et a débuté une longue approche de plus en plus intime, chaque jour, plusieurs heures par jour, pendant des semaines... J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises. Simplement je veux noter ici, que cette relation, toute virtuelle qu’elle soit restée, exempte de toute attirance sexuelle, toute paternaliste qu’elle apparaisse, a profondément bouleversé ma vie. Ces deux garçons m’ont montré que l’amour entre hommes pouvait réellement exister, pour peu qu’on accepte de l’affronter. En deux mois s’est fait le cheminement d’un père avec son fils. Approche, découverte, respect, confiance, apports en connaissances et en découverte de soi, expérimentation, réussite, autonomie, éloignement... Viendra inévitablement le moment où nous nous perdrons de vue. Mais ma vie ne sera plus jamais la même.

Il y a eu la rencontre tout aussi virtuelle d’Y. Après avoir lu quelques-unes de mes pages, il m’a écrit un mail très chaleureux, très bouleversant. Il voulait m’aider à me remonter le moral, et en même temps il laissait éclater sa propre détresse. Nous sommes dans les mêmes âges. Ainsi, quelqu’un qui de par son âge, n’aurait même pas attiré un seul de mes regards dans la vraie vie, est devenu mon confident et moi le sien. J’ai découvert un être chaleureux, attentif aux autres, très intelligent et sensible... Il a puisé dans mon expérience pour progresser avec sa propre femme et semble construire un nouveau bonheur... Qui m’aurait dit cela, il y a seulement six mois ?

Il y a eu la découverte de WajDi. Ce jeune boxeur, bisexuel qui joue avec les mots avec une aisance exceptionnelle. J’en ai parlé il y a peu. Depuis, il a voulu me rencontrer sur MSN. Nous avons eu de très riches et longs échanges. J’apprends à le connaître. Il me faudra des semaines, s’il ne se lasse pas. Moi, j’accroche de plus en plus fort. Notre relation est totalement différente de celle de A. avec moi. WajDi maîtrise et contrôle. Je ne suis pas dupe que l’image qu’il projette m’interpelle très fort sexuellement, bien que ses " trips " soient à l’opposé des miens. J’exclue en même temps toute possibilité de rapprochement. C'est simplement –et confortablement- impossible. Et je n’ai jamais entrepris quelque relation qui me paraisse impossible. Je sais, avec une étrange certitude, que, même si je le rencontrais, je ne pourrais pas en tomber amoureux. Seule sa personnalité m’interpelle et m’attire. Plus que son physique supposé. Est-ce le bénéfice de l’âge ?

Il y a la découverte des blogs. J’avais parfois surfé sur le net. Comme ça, par simple et trop faible curiosité, le plus souvent à la suite de recherche sur Google. J’étais donc resté dans les domaines " sérieux "... Divers forums selon l’intérêt du moment. Les blogs ne m’intéressaient pas. J’imaginais des délires de petits minots en mal de médiatisation. Et à force d’en entendre parler, j’ai décidé de découvrir en ouvrant le mien propre. Et les premiers contacts. WajDi m’a conduit à Morad et à Superebeu. Il y a eu Bibi, puis Christophe. Les liens de Crist m’ont conduit à Accentcirconflexe, Antinoüs, Gauthier, et tant d’autres... Et l’écheveau défile, défile... De blogs en commentaires, la planète blog des sympathisants gays prend forme...

Voila pour le bilan relationnel. Il efface toutes les faiblesses chiffrées. Même si dans les six mois à venir je ne rencontrais virtuellement qu’une seule autre personne, je ne regretterais pas de continuer à écrire... Mais le bilan ne s’arrête pas là...

 ** Début juillet 2007 : Ce forum a été fermé par Pathé ! Malgré tous nos efforts ! La bande de BBMAddicts a créé son propre forum ouvert à tous ...

A suivre...

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Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

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Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
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  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

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