Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 21:48

 

 

J’ai de moins en moins envie d’écrire sur ce blog. Je ne comprends pas pourquoi. Comme je n’ai pas trop envie de me poser des questions, je préfère l’action… Alors, je cherche… Je cherche…

 

L’un de mes grands jeux classiques que je réactive en ce moment est de suivre le cheminement d’un lecteur qui ne se contente pas de la simple réponse à sa requête. Et là… Et là ! Combien de fois ai-je dit « C’est moi qui ai écrit ça ? C’est pas vrai, c’est pas vrai ! »

 

Oui, parce que je parle encore plus mal le français que je ne l’écris.

 

Video-call-snapshot-46.pngN’imaginez pas que je fais ma chochotte, ou que je maniérasse histoire de solliciter des compliments ! Question langage, cela pourrait passer, avec un peu de mansuétude pour les préciosités, les tournures alambiquées et mes sempiternelles inversions. Mais le contenu !

 

Ce que j’écrivais au moment où je l’écrivais était profondément sincère. En relisant ces textes, je suis ré envahi par la tristesse, l’amertume, la désespérance et le désir d’en finir dont j’étais rempli dans ces moments là.

 

Ce n’était pas une incantation que je psalmodiais pour conjurer un mauvais sort ! J’étais profondément convaincu que ma vie n’avait plus aucun sens, que le bonheur tranquille m’était définitivement interdit.

 

Je ne pouvais pas, plus, être heureux. Je ne pouvais plus, pas, rendre une autre personne heureuse.

 

Ma vie était, définitivement, insipide. Ma vie ! La mienne à moi ! Ce que ne comprenaient pas quelques uns de mes proches. « Et nous, alors ? ».

 

Trois ans. Trois ans durant.

 

 

1011290017o.JPGDavantage. Au début de ma vie avec Chérubin je ne croyais pas à ce que je vivais. C’était un bug. Un incident spatio-temporel. Une erreur de casting. Je ne doutais pas que tout allait rapidement rentrer dans l’ordre.

 

J’ai tout imaginé. Tout dévalué. J’ai douté de moi. De lui. De nous. Le triple de son âge ! Qui, un tant soit peu raisonnable pourrait trouver la chose plausible ?

 

Horreur et condamnations morales lorsqu’un homme de la trentaine vit une relation affective plus ou moins poussée, plutôt plus que moins consentie, avec un garçon de dix-sept ou dix-huit ans. Chérubin a cinq ans de plus que ce jeune. J’ai plus du double de l’adulte dévoyeur !

 

P***philie ? Horreur de ce mot qui trimbale tout le puritanisme d’une époque. La liberté des mœurs gagne du terrain ? Les censeurs se replient sur la protection de l’enfance. Ces anges sans sexe (et sans sexualité) avec des ailes diaphanes sur leur robe de bure blanche…

 

Influences et déformations dues à cette époque ? Malgré tous mes grands principes d’intello gaucho-libertaire, j’ai eu du mal à admettre qu’il puisse n’avoir aucun intérêt ni matériel ni pécuniaire. Qu’il souffre de mes absences. Qu’il ait une soif d’amour absolu que j’avais du mal à appréhender. J’ai eu du mal à concéder que je pouvais le rendre heureux.

 

 

Ces tirades sur les concepts actif / passif, dominant / dominé !

 

La vérité est tellement naturelle et simple ! Lorsqu’on aime, on ne se pose plus de questions. On vit. Simplement. C’est la conclusion basique à laquelle je suis parvenu. En me blottissant dans ses bras…

 

Video call snapshot 40a

 

Ya, vraiment, vraiment, de quoi rigoler !

Publié dans : Temps mort
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 00:07

 

 

Personne ne peut comprendre ou même imaginer ce que je peux ressentir en écrivant ces deux mots. Ce n’est pas une énormité. Ce n’est pas une incongruité. Ce n’est pas un aveu de lâcheté. Ce n’est surtout pas une fanfaronnade. C’est purement inconcevable.

 

Le plus dur dans tout ça, est bien que je me sens pris dans un piège dont je me sens incapable de m’échapper. Peut-être pas. Non. Il y a plus dur encore : prendre conscience de l’énorme gâchis qu’a été ma vie. J’ai toujours eu les certitudes de l’auto satisfait chronique. Je choisissais une marche à suivre, et ensuite je m’y tenais coûte que coûte. Quoi qu’il en coûte. Pour moi ou pour mon entourage.

 

Fierté imbécile de l’engagement tenu.

 

A l’approche de la date anniversaire, d’innombrables exemples m’assaillent depuis quelques jours. Il ne servirait à rien de les étaler ici. L’auto flagellation après l’auto satisfaction serait, à mes yeux, particulièrement inconvenant.

 

Je ne retiendrai que deux choses en ce jour :

 

-          J’ai fait plus de mal que de bien à la femme que je croyais aimer. En étant effroyablement convaincu qu’elle était, seule, ma raison de vivre.

 

-          J’ai toujours dit que je ne vivrais pas vieux. Que je m’y refusais. Et maintenant ?

 

J’ai aimé mon épouse. Ça, oui, je l’ai aimée !

 

Lorsqu’elle m’a quitté il y a quatre ans aujourd’hui, j’ai sincèrement pensé que je ne pourrais pas lui survivre. Ah, il eut été plus simple que nous partions ensemble. Au bout du compte, bien des états d’âme m’auraient été épargnés. Je serais parti avec mes certitudes. Elle s’y est refusée.

 

A20111215Moins d’états d’âme, moins de souffrances aussi. Et pas de bonheur tardif. Rien n’est parfait.

 

Monique m’aimait de façon absolue à sa façon. En se niant. En se sacrifiant. En se donnant corps et âme pour construire notre famille et mon bonheur. J’ai baigné dans la facilité. Lorsque nous nous sommes retrouvés seuls tous les deux je n’ai pas su voir le moment où elle a manifesté le désir d’autre chose. C’est Chérubin qui aujourd’hui m’amène à ces prises de conscience, en lisant mon blog (traduit en arabe via Google, ce qui semble aléatoire !), en me faisant parler pour améliorer sa compréhension, et en m'obligeant à toucher du doigt les souffrances passées de mon épouse.

 

Chérubin m’aime. Enfin, il me dit m’aimer. Ça y est, je me refuse à accepter que l’on puisse m’aimer. Ce bonheur a son revers de médaille. L’homme qui ensoleille le moindre de mes instants m’a fait prendre conscience, en faisant le parallèle avec ses propres interrogations,  à  quel point je n’avais pas su aimer ma femme. Il ne rate pas une occasion de toucher du doigt mon égocentrisme, de mettre à bas ces argumentaires fallacieux qui justifiaient mes innombrables accrocs à ma vie de couple. Lui, se montre sans concession. Il a soif d’absolu. Il met une intelligence incisive et une mémoire implacable à traquer les moindres velléités de concession. C’est tout, ou rien. Pas d’autre choix.

 

Il  ne me passe rien. N’accepte aucun écart. Aucun regard rêveur sur la croupe de quelque bellâtre qui nous croise, Aucun sourire même fugace vers le minois d’un éphèbe sensuel. Il a conscience d’être en force : il se sait joli garçon, il connait son charme. A moi de voir si je pense pouvoir trouver mieux ailleurs… J’ai beau dire que lui seul compte…

 

 

 

Monique devait me partager avec les fantasmes d’une libido à deux facettes. Je crois l’avoir dit quelque part : Occulter l’une eut été me nier en bloc… Peut-être… Mais aujourd’hui ? Je vis l’inespéré. Que pourrais-je espérer d’autre ?

 

 

 

 

 

A20111215bJe suis allé au cimetière. Sans la moindre morbidité, je voulais être sûr en ce jour qu’un quelconque visiteur ne trouverait rien à redire. Quatre ans, c’est quelque chose quand même ! L’inscription dorée est moins lisible… Quatre ans. Mais c’est quoi, ces prolongations saugrenues ?

 

Pendant trois ans j’ai vécu avec la tranquille assurance d’un sursis assumé. La mort a été ma compagne régulière et bienveillante. Je respectais la promesse faite à mes enfants de survivre à mon deuil. Je savais pourtant la fin imminente. Tout n’était qu’une question d’ordonnancement. Chaque chose en son temps. J’en ai écrit, des scénarios possibles ! Avec toujours la même obsession : déculpabiliser un éventuel suicide. Je n’aime d’ailleurs pas ce mot : je préfère la notion de choix final de vie.

 

Cette dernière année, je n’ai pas changé. Avec la même détermination, je me refuse à envisager la vieillesse et ses multiples handicaps. Je n’aime pas souffrir. Je ne souffrirai pas l’insoutenable.  Je refuse le handicap. Je ne survivrai pas handicapé. Je refuse l’acharnement thérapeutique, je n’attendrai pas de ne plus être maître de mes choix.

 

Je. Je. Je. J’assume tous ces « Je ». Car c’est bien de ma vie qu’il s’agit. Seulement voila. Ma quête du bonheur hors du commun avant de… m’a embringué dans une relation où il n’y a pas qu’un seul « Je ». Il y a Lui. Et il attend beaucoup de moi. Et je lui dois tant. Et il ne s’agit pas d'une question de fric solutionnable d'un geste désinvolte et dédaigneux. Et il sait que, au mieux, nous ne ferons qu’un petit bout de chemin ensemble. Mais je n’ai pas le droit de le lâcher au milieu du gué…

 

La réflexion continue.

 

Publié dans : Temps mort
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Retour à l'accueil

Vous ne savez plus où vous en êtes de votre ballade...

Pour un retour en 1ère page de l'accueil,

Cliquez sur la bannière ou bien

ICI   

 

Je continue à être surpris, lorsqu'un visiteur aborde ce blog par le petit bout de la lorgnette, sans se rendre compte, le moins du monde que je vis maintenant la plupart du temps au MAROC, à FES...

Alors que parfois il semble proche, tout proche... ICI ! Je vis ici !!

1011170025m

Clin d'oeil !

 

Bonjour...

    Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...

     

Dans une deuxième étape, le blog est redevenu un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'avait plus d'importance.
  

 
  Puis est survenu l'incroyable : à 64 ans je suis tombé raide dingue d'une petite racaille de 20 ans, hétéro jusqu'au bout des ongles.
Une année de coups de gueule, de bonheurs inimaginables, de doutes et d'espoirs.
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
      1er Février 2012
Je suis de retour dans le Royaume depuis un mois.    
      J'ai entrepris les démarches pour obtenir le statut de résident étranger au Maroc.
      Je ne peux plus me cacher derrière mon petit doigt : C'est ici et seulement ici que je parviens à vivre. Tant que l'administration française s'obstinera à lui refuser un visa de tourisme.
Je ne veux plus me torturer. Dans quelques mois peut-être, lorsque la France sera redevenue une République ouverte et démocratique...
. Pour l'instant je veux vivre. Vivre seulement, enivré par ce bonheur qui était devenu inenvisageable depuis tant d’années. Il est là, ici, maintenant.    
Je baigne dedans.    
       
!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!¡!    
 
       
 En tête de colonne, vous trouverez le sommaire des archives.

 

Visiteur

tumblr hit counter

Depuis le début :  50652 

En ligne : Selon OB :  6 

Qui je suis

  • Boby
  • Les petites histoires de Boby
  • Homme
  • 29/04/1945
  • Provence Région Parisienne ARLES Gascon Fès au Maroc
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, je redécouvre l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune !

Constat :

Après 2009, nouveau voyage au Maroc en 2010, et rencontre d'un jeune gay de vingt-trois ans.

Passion soudaine et prodigieusement agréable...

... Plus si soudaine que ça ! voici bientôt un an qu'il ne me quitte que pour aller travailler !

Le reste du temps... Quoi, quoi ?? Ben, imaginez...

Vieux ? Qui ose parler de vieux ?

Et si, là, se trouvait la raison raisonnable ?

 

Je vis cette relation intense que je désirais tant connaître avant de.

Quitter un bonheur aussi intense, aussi incroyable,  ne sera pas facile.

Pourtant. Je verrai.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés