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Je me prépare

Mardi 31 juillet 2007 2 31 /07 /Juil /2007 22:04

... Word vient de se planter, lorsque je terminais le deuxième paragraphe... Tout à refaire. Ce serait-t-y pas un signe, ça ? Je disais à peu près...

 

Papa, tu attendras. Comme me le faisait remarquer Alex, il y a 23 ans que tu fais peser sur mes épaules ton regard silencieux. Alors, quelques jours de plus ou de moins...

Là, maintenant, j’ai envie de parler du vide. Du vide abyssal qui m’envahit depuis plusieurs jours. Mais est-ce finalement si éloigné que ça du sujet qui m’obsède, toi, depuis quelques temps ? Je ne sais pour ainsi dire rien de toi...

Mais ce vide... Depuis qu’Alex a choisi le silence insupportable. Que la bulle Nicolas a implosé en plein vol. Que le forum rame dans une fausse gaieté vaine. Que WajDi ébloui court après ses fantasmes. Que mes correspondants les plus sympas disparaissent dans les limbes des vacances conventionnelles...

Dans un premier temps, j’ai pensé que mes réactions étaient exagérées, anormales. Les relations sur Internet, vont, viennent... Je n’avais aucune raison d’en attendre autre chose. La disparition d’Alex était ainsi programmée dès le départ. Je l’avais évoqué à plusieurs reprises, y compris avec lui. Il tourne la page, c’est bon et positif, au moins pour lui. Bon. Les conditions de la " rupture " auraient pu être plus saines et plus claires. Mais enfin...

 

Donc il fallait que je cherche ailleurs. Ma frustration était significative. Mais de quoi ?

J’ai lu et relu mes derniers billets, comme si c’était là que je devais trouver la faille. La douleur ne diminuait pas, au contraire... En fait, depuis début juin, soit près de deux mois, mes billets se sont progressivement et imperceptiblement consacrés à mes relations virtuelles. Alex, WajDi, et quelques autres. Le but initial qui était de raconter un cheminement responsable dans les méandres de nos maladies, à l’intention de mes enfants, s’était progressivement dévoyé...

Et ces conseils convergents, de plusieurs correspondants... " Abandonne ton écran, va prendre l’air... ", " Oublie le virtuel, fais de vrais rencontres, dans le réel... " Aurais-je décroché de la réalité ?

Et cette phrase de WajDi, qui m’avait tant secoué... " C'est ton travail à faire sur toi. Etre en relation avec kelk'un. " ... Ne serais-je donc qu’un asocial ? Le serais-je devenu ? Mais mon corps le crie par tous ses pores : je suis le contraire de ça !

J’aime, j’ai toujours aimé les autres. Je les aime et j’ai su me faire aimer d’eux... J’ai toujours été très ouvert et très à l’écoute. Je ne connais que trop bien et je ne mets que trop en avant mes défauts ! Que j’assume au moins les quelques qualités dont je dispose !

En octobre prochain, nous allons fêter nos quarante ans d’amitié avec Bob, mon meilleur ami. Jaja, qui était à la maison il y a quelques jours, me connaît depuis tout aussi longtemps. Martine, notre amie commune, si elle vivait encore, serait auprès de moi à coup sûr. Il n’est pas un jour où je ne pense à elle. Je garde des contacts avec mes anciens collaborateurs de l’époque informatique. Plusieurs de mes collègues de mon dernier emploi sont devenus des amis. Le chauffeur de taxi et son épouse qui nous ont trimballés ma femme et moi aux séances de radiothérapie pendant trois mois, sont devenus de bons copains qui nous ont invité plusieurs fois chez eux. Ils m’ont prévenu de la naissance de leur petite dernière par SMS, une demi-heure après la naissance. J’en ai été profondément touché. J’arrête là la liste. Je n’ai rien à prouver. Je ne suis pas seul et isolé. Et pourtant...

Je ne peux même pas dire que ces proches ne connaissent qu’une part de moi-même. Qu’une image fausse ou artificielle. Tous ou à peu près connaissent les différents versants de ma personnalité. Je ne me cache pas derrière un personnage. J’essaye toujours de m’assumer avec un maximum de transparence dans toute la complexité de ma personne.

Je sais depuis longtemps que ma femme et moi semblons avoir une sorte de facilité pour susciter les confidences et les épanchements. J’en ai un peu parlé sur ce blog. Nous en parlons parfois entre nous. Les voisins, les collègues, les amis de nos enfants sont venus à un moment ou à un autre vider leurs sacs dans nos oreilles réceptives... C’est un étrange mécanisme que l’enclenchement des confidences... Un jour j’en parlais à Alex :

22/06/2007 06:46:11 Bob Tu sais, toi, pourquoi je provoque les confidences comme ça ?

22/06/2007 06:47:16 ALEX Parce que tu écoutes bien, je sais pas. Et aussi parce que rien ne te choques.

22/06/2007 06:48:37 Bob Je suis le vieux sage ?

22/06/2007 06:49:16 ALEX et puis aussi parce que tu as vécu plein de choses, et que tu as le recul, faut quand mème que ça serve à quelque chose, non ? 

Je n’étais pas plus avancé. Vieux sage, non, car ceci a toujours été, même lorsque j’étais jeune. Mon problème n’est donc pas " d’entrer en relation avec quelqu’un "... Des " quelques-uns uns ", il y en a des tas... Bon, c’est vrai, depuis que je suis ici en Provence, je me sens beaucoup plus isolé. Il n’y a pas toutes les facilités de la région parisienne, tant au niveau relations amicales qu’au niveau drague... D’ailleurs presque tous les amis que je cite sont là-bas. Et je ne peux espérer que des visites occasionnelles. Quant à la drague... Dans ce que j’ai dit ici, ai-je été totalement objectif ? Ce matin, je me suis amusé à essayer de décompter... Je dépasse la trentaine de rencontres... Alors que je traîne très très peu. " Performance " honorable. Quand il n’y a personne, il n’y a personne... A la différence de Paris, où, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, il y a toujours un coin pour traîner sa misère et rencontrer une âme sœur... Mais surtout, j’essayais de passer en revue les vestes... Les mecs tops qui m’avaient échappé. Pas besoin des deux mains pour en faire le compte... Quant aux heureux bénéficiaires de mes tendres attentions, je n’avais vraiment pas à en rougir. Tous étaient fort agréables à regarder et à ... approcher... Celui d’hier est le plus vieux... J’en ai dit deux mots sur le blog de WajDi. Je cite :

 

" Je passe sur les allées et venues vaines et inutiles... Enfin une voiture immatriculée hors du département, un touriste. Un visage super viril et avenant. Pas jeune. Mais cageot pour cageot... Approche, accroche, consommation.... Cette démarche qui t'intrigue tant... Et le mec s'avère plus que pas mal... Un peu mieux même. Un corps magnifique, une musculature superbe, bien dessinée, pas de la gonflette. Tout rasé. Tout. Les poils commencent à peine à repousser... Excitant. Merveilleux moment. J'irais pas jusqu'à de la tendresse, mais beaucoup d'attention, d'écoute de l'autre. En fait un pied extra... "

Des " vieux " comme ça, je voudrais bien en rencontrer tous les jours... Il avait certainement une petite quarantaine... Alors, de quoi je me plains ?

Mais qu’est-ce qui me manque bon sang de bonsoir ? Pourquoi ce sentiment de vide étourdissant ? Pourquoi un petit con de vingt-cinq ans, amoureux d’un mec de son âge a-t-il rempli brutalement ma vie pour, tout aussi brutalement laisser ainsi un trou béant ?

Dans ses derniers messages, Nicolas m’a dit : " je ne sais pas quels sont tes problèmes;, ou tes propres angoisses... " Un scoop, Nicolas... Je ne le sais pas moi non plus...

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage...

Je pensais avoir un peu avancé. Les murs de la forteresse étaient revenus au devant de la scène. Je voyais mieux les blocages dans mes relations " classiques ". J’assimile bien que mes relations " sexuelles ", dépourvues de tout sentiment, éphémères, basées uniquement sur l’acte, sont particulièrement frustrantes et contraires à mes désirs réels. Je sais bien que, tout libéré que je me décrive, voulant farouchement assumer ma sexualité, c’est là, dans ces rapports que je joue le plus un personnage. Personnage imposé souvent par les partenaires, je l’ai déjà dit, qui recherchent le mec viril... Personnage dont je ne peux me débarrasser même lorsque je cherche à être le plus " vrai " possible... Les murs de la forteresse semblent, sur ce point indestructibles. Pas une fois... Si, une fois, et le souvenir de cette aventure me revient de plus en plus souvent en mémoire. Il faut que je l’expurge...

J’avais un peu moins de quarante ans. Il n’y avait que deux ou trois ans que j’étais sorti de prison. Je travaillais à Paris, rue La Fayette, près de la gare du Nord. Haut lieu de drague, immortalisé dans le film " L’Homme Blessé " de P. Chéreau... Exactement ce que j’ai connu. J’utilisais souvent ma pause de midi pour aller y faire un tour. Je n’aimais déjà pas la drague effrénée, et je ne me prêtais pas au jeu des " chaises musicales " dans les urinoirs, qui consiste à glisser d’une pissotière à l’autre pour se rapprocher de l’éphèbe visé... Je préférais rester dehors, appuyé à un poteau. Ceux qui étaient intéressés n’avaient qu’à me le faire comprendre. Il avait pour cela fallu que je dissuade les vieux habitués qui au début se précipitaient vers moi. J’avais parfois dû faire les gros yeux pour obtenir ce résultat. Il avait fallu aussi que je fasse comprendre aux jeunes gigolos (et il y en avait beaucoup !) que je n’étais pas un client potentiel. Là, lorsqu’ils avaient compris que je n’étais pas un " micheton ", de réelles sympathies s’étaient créées, et il m’arrivait souvent de discuter pour passer le temps avec certains d’entre eux, l’œil toujours aux aguets pour ne pas louper la bonne occase...

Un jour, j’étais ainsi appuyé près du plan RATP lumineux. J’attendais... Un jeune, une splendeur, sac d’écolier à l’épaule, passe devant moi et me regarde... Quelques minutes après il repasse... Revient sur ses pas, consulte le plan, appuyant sur les boutons de différentes destinations... Il repart, revient, repasse, posant toujours sur moi un regard franc et limpide. Des yeux verts à faire damner un saint... Au bout de quelques manœuvres, je me décide à lui parler...

 

  •  

  • Tu cherches quoi, au juste ? Parce que là, j’ai l’impression que tu fais erreur... Tu cherches l’utile, ou l’agréable ?...
  •  

     

  • L’agréable ! Bien sûr ! Bon, quand on peut joindre les deux, l’utile et l’agréable, ce n’est pas plus mal...
  •  

 

Et ce, avec un sourire charmant, découvrant une dentition parfaite. Mon cœur a commencé la sarabande, et j’ai eu quelque peine à garder mon calme...

  •  

  • C’est bien ce que je craignais... Tu vois avec moi, il ne peut y avoir que l’agréable, l’utile me débecte, je ne le supporte pas... J’aime donner du plaisir, je ne vais pas en plus donner le contenu de mon portefeuille... Pas encore assez vieux...
  •  

     

  • Et alors ? Si je te dis que ça me va ?
  •  

 

Le ciel me tombait sur la tête. Je restais sans voix. Il m’a certainement fallu un bon moment pour reprendre mon contrôle. Ce n’était pas possible, un aussi adorable mec. On ne pouvait pas faire ça à la sauvette dans quelques recoins de la gare... Il fallait que je réagisse, vite... Je lui demandais s’il avait le temps pour que l’on aille dans un coin tranquille. Je lui parlais de prendre une chambre d’hôtel... Pas une seconde d’hésitation. Il m’a suivi.

A l’époque, devant la gare du Nord, les hôtels n’étaient pas très regardants. Le relatif libéralisme des débuts du mitterrandisme nous avait, pour un temps, débarrassé de la pression policière. Nous nous sommes très vite retrouvés au calme dans une chambre d’hôtel, plutôt coquette...

Je n’ai pas envie d’étaler ces instants de rencontre, intenses et pleins de sensualité. Je découvrais un corps parfait, un garçon au charme fou, d’une beauté à laquelle j’avais peine à croire. L’effeuillage fut long et polisson... Lorsque nous nous sommes retrouvés enfin nus dans le lit, il m’a demandé :

  •  

  • Dis, tu voudras bien qu’on le fasse plusieurs fois de suite ?
  •  

 

Je suis bien incapable de dire ce que j’ai répondu... J’étais en train de devenir follement amoureux... La première fois depuis Mehdi... Le rapprochement n’était pas fortuit. Ils avaient le même âge, et maintenant que je l’avais vu nu, je pensais bien qu’il devait lui aussi être beur, malgré son visage absolument pas typé, ses yeux clairs et son prénom, d’emprunt bien sûr : Eric. En quelques minutes, je ne contrôlais plus mes sentiments. Il pouvait faire de moi ce qu’il voulait. Il ne s’en est pas privé. Il ne s’acceptait qu’actif. Je me suis soumis. Il était insatiable. Je me suis montré réceptif. Il était un peu déçu que je ne jouisse pas et ne bande même pas quand il me prenait. Malgré mes efforts, là je n’ai pas pu. Alors il aimait que je m’abandonne totalement quand il me conduisait au plaisir . Je m’abandonnais à ses quatre volontés. Plusieurs fois. Puisqu’il le voulait... Il était près de cinq heures quand nous avons quitté l’hôtel et que j’ai pu rejoindre mon bureau... Heureusement que mes patrons m’appréciaient... Bon, il y a eu quelques sourires en coin... Qu’importe... Je planais.

Ma liaison avec Eric a duré plusieurs mois. Il m’a fait tourner en bourrique. J’ai pris pour lui des risques insensés. Il était mineur. Je ne me souviens plus de ses vrais nom et prénom. Pourtant, il m’avait montré sa carte d’identité pour me prouver qu’il était bientôt –3 mois- majeur. Je n’avais pas les moyens de payer chaque fois une chambre d’hôtel. Il venait à mon bureau. Pendant que les collègues étaient au restaurant, nous faisions l’amour, là, sur la moquette... Puis il utilisait le téléphone professionnel pour appeler ses copains et ses copines... Nos rencontres étaient rythmées par ses horaires de lycée... Je devais être libre quand il l’était. Certains soirs, j’avais toutes les peines du monde à le faire patienter jusqu’à ce que mon dernier collègue quitte le bureau. Il se moquait des risques que je prenais. Je lui ai même donné mon adresse pour qu’il m’écrive pendant les vacances. Monique a beaucoup tiqué sur les cartes postales, pourtant aux textes anodins...

Jamais il n’a été question d’argent entre nous. Et pourtant... Un jour je l’ai vu sortir de " notre " hôtel en compagnie d’un mec que je connaissais pour être un fidèle client des gigolos de la gare du Nord. Pourtant certains jours où nous allions à l’hôtel, je le voyais gêné devant le réceptionniste... Visiblement ce n’était pas la première fois de la journée qu’il venait là... Je n’ai jamais été jaloux. En quoi aurais-je pu être exigeant envers un jeune plein de vie, étonnamment insatiable, qui devait se contenter de mes disponibilités, relativement rares ? Plusieurs fois nous en avons parlé, comme ça...

  •  

  • Et alors ? Qu’est-ce que ça peut faire, puisqu’à toi, je n’ai jamais demandé d’argent ? Il y en a qui aiment en donner...
  •  

 

Je ne sais pas jusqu’où j’aurais pu aller... Je préfère ne pas y penser. Pour ses dix-huit ans, je l’ai conduit dans des magasins de sport pour qu’il choisisse un cadeau. Il avait envie d’un jogging blanc... Je n’ai pas regardé le montant de la carte bleue. J’étais heureux de lui faire plaisir.

Pas de dispute. Pas de difficulté. J’étais toujours autant amoureux. La passivité me frustrait, bien sûr. Je trouvais quelques compensations ailleurs... Et un jour, sans crier gare, sans prévenir, il a disparu. Pas un mot, pas un billet. Silence total sur les ondes. Il m’a fallu plusieurs mois pour me remettre.

 

Bon. Pourquoi cette histoire me hante-t-elle depuis quelques jours ? Un jour en parlant avec Alex elle m’est revenue en mémoire. Je l’avais parfaitement occultée. Pourquoi ? Pourquoi elle revient maintenant, si forte ? Parce que c’est la seule fois de ma vie que je me suis comporté en passif ? Parce qu’à ce moment là j’ai approché ce que pouvait être le sentiment d’amour ? Plus encore qu’avec Mehdi ? Parce que c’est un échec, aussi brutal et soudain que la disparition d’Alex ? Peut-être un peu tout ça. Mais surtout, parce que c’est la preuve flagrante et criante que je ne parviens pas à être vrai dans une liaison entre hommes. Ou je me caparaçonne dans un personnage de mec viril, limite macho, ou je m’écrase comme une carpette, abandonnant toute fierté. Peut-être ça qui l’a fait fuir. Je me dis parfois qu’il aurait peut-être voulu que je me montre plus entreprenant, plus exigeant, que je lui ouvre de nouveaux horizons...

Pas encore aujourd’hui que je trouverai les réponses. Surtout si personne ne m’aide.

Publié dans : Je me prépare
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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /Juil /2007 14:45

Difficile montée... Et là, bêtement, à quelques coups de pédales du sommet... La chute...

Je ne l’avais pas prévue... On ne prévoit jamais assez.

Mercredi soir, des copains et copines du forum me signalaient un " incident "... Un inconnu semblait faire à mon encontre de graves accusations... Ci-après in extenso le dialogue :

invité Sujet: PVBBM 3 Aujourd’hui à 18:15


bonjour, je suis de passage

maryanto Sujet: PVBBM 3 Aujourd’hui à 18:17

bonjour et qui es-tu l'invité ????

invité Sujet: PVBBM 3 Aujourd’hui à 18:19

Je passe pour vous dire qu'il y a un gros pervers qui sévit sur votre forum
Et c'est pas des blagues, il se fait passer pour une pauvre petite victime mais il est en fait un très grand manipulateur et evidemment pervers sexuel. Il se sert de votre forum pour contacter des personnes et exercer son vice.
vous ferez ce que vous voudrez de cette information
bonsoir

maryanto Sujet: PVBBM 3 Aujourd’hui à 18:21

les infos que tu nous donnes sont peut-être exactes !! peut être pas !! tu sais que nous avons un administrateur et je pense qu'il est suffisamment compétent pour vérifier les infos de chacun... mais si toi tu te présentais ce serait mieux :-)))

invité Sujet: PVBBM 3 Aujourd’hui à 18:22

j'allais oublier : son nom commence par un B mais ce n'est pas BG dont je salue les pecs au passage.
je désire rester invité pour des raisons personnelles mais je ne cherche en aucun cas à semer le trouble sur ce forum d'où mon anonymat.
amicalement

invité Sujet: PVBBM 3 Aujourd’hui à 18:27

merci mary, je vais de ce pas le prévenir par mp avec mon vrai pseudo
bonsoir

Qu’y avait-il de plus grave ? Le fait que des personnes me connaissant un peu (mais en virtuel, tiens...) ou un peu plus (un des forumeurs rencontré dimanche soir) ajoutent quelque crédit à de telles accusations, ou cette agression caractérisée, qui révèle une douleur sourde, une impuissance désespérée... ?

J’ai été bouleversé. Je n’envisageais pas un instant une quelconque machination. Alex criait son désespoir devant mon attitude inflexible... Je ne masque plus les prénoms. Pour quoi faire ? Rappel de nos derniers échanges sur MSN...

20/07/2007 09:12:48 ALEX Bonjour Boby, je suis désolé de te voire dans un état pareil, Nicolas et moi sommes en partie responsable, je le sens bien. Ta décison de t'éloigner un peu est une bonne chose, je t'en ai trop demandé sans m'en rendre compte, j'ai trop dit, trop confié, trop sorti de choses que je n'aurais jamais dit à personne, ce n'était pas une chose à faire, et je l'ai fait.Je m'excuse.Le net peut devenir une drogue, je m'en rend compte à travers ce que tu ressens en ce moment.Il faut plus te faire de mal. Ecris, cultive ton blog, sors, mais ne reste plus là à écouter les uns et les autres, à servir d'éponge de de punching ball, tu n'as rien à y gagner !

20/07/2007 09:15:01 ALEX encore une fois, si je t'ai fait du mal, je m'en excuse, ce n'était que de l'inconscience de ma part. Bonne journée Boby.

20/07/2007 09:31:55 Bob C'est gentil de me laisser quand même un mot. Mais encore une fois tu as tout faux. Je ne peux te tenir rigueur de tout ce que tu as dit, heureusement que tu l'as fait, ça a été mon bonheur pendant des semaines. Je ne suis pas une malheureuse victime du net. Je ne suis pas sous l'emprise d'une drogue. Ce que j'ai fait, ce que je fais, c'est en toute conscience et responsabilité.

20/07/2007 09:34:38 Bob Tu ne m'as pas fait du mal (passé). Tu m'en fais maintenant. Ma demande est pourtant simple : J'ai besoin de briser le virtuel pour continuer à avancer. J'ai besoin de "vérifier" que vous existez bien. Vous refusez. Que ce soit parce que vous vous êtes trop livrés ou parce que vous n'êtes pas vrais, le résultat est le même.

20/07/2007 09:35:18 ALEX Boby, il est bien évident qu'on a laissé les choses aller bien trop loin , Je suis responsable autant que toi. La seule excuse que je peux avoir, c'est que j'étais très fragilisé à cause de ce que je vivais avec Nicolas, c'est très difficile maintenant pour moi, je t'en ai tellement dit, un peu comme avec un psy, ou un confesseur.

20/07/2007 09:36:27 Bob J'ai décidé de mettre de l'ordre dans tout ça. Je pensais avoir expliqué clairement pourquoi dans mon article. Vous n'êtes pas visés. Moi, moi seul ai besoin de ça pour avancer. Au contraire : C'est toi qui m'a donné les moyens de faire ce chemin.

20/07/2007 09:37:38 ALEX C'est pour celà que je te dis que nous sommes allés trop loin. Je t'ai demandé trop d'investissement pire qu'un vampire.

20/07/2007 09:37:53 Bob Je ne répondrai pas à ce que tu dis. Je dois aller bosser.

20/07/2007 09:38:22 ALEX C'est bien. Je te souhaite un excellent week end.

20/07/2007 09:39:53 ALEX De notre coté, il faut qu'on apprenne à nous prendre en charge, sans aller pleurer tous les 5 minutes ici.

20/07/2007 09:40:03 ALEX Je t'embrasse Boby

Son compagnon aussi, si compagnon il y a, disons l’autre pseudo aussi essayait de me faire plier...

19/07/2007 11:51:51 Nicolas Alex n'a vraiment pas besoin de ça en ce moment , dans le fond, j'ai à peu prèt compris.. un conseil, Boby, ferme ton ordi, et va prendre l'air;, tu te fais bouffer ! c'est juste un conseil.

24/07/2007 08:51:03 Nicolas Boby, juste un message poyr te prévenir que j'ai demandé à Alex de quitter MSN.Ce qui se passe ne me plait pas.Je veux pour lui de la sérénité et de l'équilibre, parce que nous allons bientôt commencer une nouvelle vie ensemble, et que pour ça, il aura besoin d'écouter son coeur et son corps.Je ne veux pas savoir ce qui s'est passé ou dit entre vous qui le met dans cet état, .Ce que je sais, c'est qu'il faut qu'Alex se retrouve au calme, sans pression d'aucune sorte, .Je ne nie pas que ses échanges avec les mebres de ce forum ne l'ont pas aidé à un moment ou à cause de moi, il était désorienté.Mais maintenant, ces échanges lui font plus d emal que de bien, et là, je ne suis plus d'accord.

24/07/2007 17:56:55 Bob Tu veux son bonheur ? Alors, pense à lui... Je n'ai jamais eu l'intention de faire du mal à ALex. Je l'aime trop. Mais moi j'ai trop mal, et je me préserve. Il n'y a rien que tu ne saches pas. J'ai toujours tout fait dans la plus totale transparence. J'ai tout écrit et t'ai donné à lire avant de faire. Je continue ainsi. J'essaye d'avancer. Si tu savais à quel point je regrette que les choses ne puissent pas être plus simples !

25/07/2007 09:35:21 Nicolas Voilà, j'espère que tout celà va se décanter un peu.

25/07/2007 09:58:22 Bob Vous avez entre les mains les clefs pour que tout redevienne simple et constructif...

25/07/2007 10:33:20 Nicolas C'est bon, Boby, Alex va s'en sortir, je fais au mieux;, mais je veux pas le revoir replonger comme ça. Ce n'est pas bon, ni pour lui, ni pour personne !

25/07/2007 10:35:36 Nicolas attention, j'accuse pas, mais je crois que là, il s'est retrouvé dans une dépendance affective néfaste,, il refuse de m'en parler, mais je suis pas dingue,

... ... ...25/07/2007 10:53:52 Nicolas nous allons commencer notre nouvelle vie, du mieux qu'on pourra, ce sera sans doute pas parfait, mais on fera à notre manière. La tête d'Alex a failli exploser, c'est à moi de veiller sur lui;, et que ça se reproduise pas., parce que si il en est arrivé là, c'est que je ne devais pas ètre assez présent , ou rassurant..J'ai été franc, je veux qu'il quitte MSN, ça ne l'aide en rien, je dirais même que ça le désatbilise; .je ne sais pas quels sont tes problèmes;, ou tes propres angoisses, égoistement, je te dirais que ce qui me préoccupe, c'est ALex, et je ne veux pas qu'il fasse partie de tes fantasmes, tu vois, je peux pas ètre plus clair

25/07/2007 10:58:23 Nicolas il a sans doute joué avec le feu, par naiveté, moi, je ne le suis pas, .Naif. . Dans cette histoire, dont je n'ai pas toutes les clefs, mais que je commence à deviner. Je crois qu'il est grand temps que les distances soient respectées.

25/07/2007 10:59:45 Nicolas Voilà, j'ai dit ce que j'avais à dire, c'est peut-ètre brut de fonderie, mais c''est ce que je pense.

... ... ...25/07/2007 11:18:08 Bob Je n'ai rien demandé d'extraordinaire. J'ai besoin d'une confirmation, d'une certitude que vous êtes bien réels... Je veux dépasser des doutes qui se sont insinués au fil de ces dernières semaines. J'ai proposé des possibilités, SIMPLES, de régler le problème une fois pour toutes... Et ça donne ce chisme ??

25/07/2007 11:21:21 Bob Désolé, ça ne fait qu'augmenter mes inquiétudes. Alex, réel ou pas, m'a apporté tellement de positif... Poursuivre dans ce qui serait en fait un leurre serait d'autant plus insupportable lorsque je le découvrirais. J'aime mieux prévenir que guérir, c'est de l'auto défense. Si vous ne comprenez pas ça... 25/07/2007 11:22:41 Bob Quant à tes réflexions sur une éventuelle relation trouble... Sur mes "fantasmes"... Que tu dises ça après les échanges que nous avons eu nous deux... Je suis déçu, ou encore plus interrogatif.

25/07/2007 11:23:06 Bob Bref, bonne route à "vous deux"...

25/07/2007 11:23:36 Bob Je préfère mon coeur endolori que brisé... Egoïste ? Sans doute.

25/07/2007 11:29:28 Nicolas Laisse Alex décider de ce qu'il a envie de faire. Je comprends pas grand chose à ces histoires de réel pas réel, j'ai eu l'occasion de discuter avec quelques personnes via MSN auxquelles je n'ai jamais demandé des preuves de leur existence, ni eux, de la mienne.Cet anonyma relatif me protège, c'est vrai, protège aussi Alex, c'est certain. Savoir la tête qu'ont mes intermlocuteurs ne m'interesse pas, c'est ce qu'ils ont à dire ou pas qui est important, enfin, ça, c'est mon point de vue.

25/07/2007 11:31:25 Nicolas Désolé si je t'ai blessé, ce n'était pas mon intention, .Je respecte tes idées, même si je ne les comprneds pas toujours, je veux jsute ce qui est bon pour celui que j'aime, rien de plus. Voilà.

25/07/2007 11:35:25 Bob Je redis : bonne route. Merci également pour la leçon sur l'usage de MSN et Internet... J'en suis un peu plus loin personnellement... Quand même... Si vous êtes réels, ta volonté de "protéger" ton ami n'est pas nécessairement l'option la plus saine... Mais à vous de voir...

25/07/2007 11:37:42 Bob La relation qui s'est créée entre Alex et moi était tout à fait saine, mais désolé, elle dépassait largement les aspects d'un dial quelconque... Bref, j'arrête là, je ne vois aucun intérêt à poursuivre, ni pour "vous", ni pour moi. Mon blog sera toujours accessible. Il sera donc toujours facile de reprendre contact.

Les messages sur le forum étaient postés le même jour, à 18 h.15...

Voici un bien long exposé de la situation. Mais mon souci de la transparence m’oblige à ne rien écarter... Ceux que ceci ennuiera n’auront qu’à passer en diagonale...

Et que dire d’autre ? Si, au vu des réactions des quelques témoins de l’incident, deux choses quand même...

Les réactions... J’en cite une, mais qui reflète bien toutes les autres : " mais otut ce que j'ai lu me fait plsu penser a kelkun qui se fait mal sur le net a cause des frustrations que cela engendre chez n'importe qui plsu qu'autre chose... Ta relation au net me fait penser a ces sites de rencontre et de drague, que l'on frequente en cherchant l'ame soeur et a defaut, le bon mec avec qui on passera un bon moment.. Sauf qu'au final, il n'y a pas le 10eme des gars que tu contactes qui acceptent de prendre un verre.. ouai.. ... ... mais ne mets pas trop d'investissement dans le net en general tu sais... On en retire pas grand chose au final cote communication... ".

 

Suis-je vraiment une victime inconsciente d’une addiction ridicule ?

Alors, ces deux choses...

  1. 1. Je ne suis pas dépendant du net

  2. 2. Je viens de connaître les moments parmi les plus forts de ma vie...

Je l’ai dit dans un message précédent, je ne vais donc pas y revenir longuement. J’ai 62 ans, et il n’y a que quelques mois que je fréquente plus assidûment le net. Je connais et je maîtrise beaucoup de choses sur la toile. Mais elle n’a jamais fait partie de mes intérêts principaux. Loin de là. Et je n’ai jamais dragué sur Internet... Je n’y crois pas, et j’ai trop besoin de l’opinion de mes yeux pour mettre en route ma valise à fantasmes...

Seulement, depuis quelques mois, mon cancer et la maladie de ma femme m’ont davantage cloué devant l’écran...

Seulement, lorsque Alex (Aïdan à l’époque) est apparu sur le forum, une étrange alchimie s’est produite. J’ai immédiatement su que j’allais vivre des choses fortes, intenses. Une dizaine de personnes l’ont entouré au départ. Pourquoi est-il venu plus facilement vers moi en off, sur MSN ? Pourquoi a-t-il accroché ? Pourquoi pourquoi ?...

Enfin une dernière chose dont je ne pense pas avoir encore parlé sur ce blog. La prise de risque. Désolé, chers conseilleurs, dans vos affirmations et vos sentences j’entends une prudence très " tripale "... Je ne fonctionne pas du tout ainsi. J’aime prendre des risques. J’ai alors davantage l’impression de vivre.

Avez vous dormi fenêtres et portes grandes ouvertes en banlieue ? Auriez-vous recueilli un jeune inconnu qui venait de ses jeter sous les roues de votre voiture, et l’auriez-vous emmené dormir chez vous pour y voir plus clair le lendemain matin ? Auriez-vous ouvert votre chemise en face d’une jeune délinquante qui venait de s’équiper d’un poignard pour vous empêcher d’avancer ? Je suis ainsi. Je n’en tire pas gloriole.

Souvent, j’ai pensé au danger que pouvait représenter cette trop grande implication dans ma relation avec Alex. Les réticences de certains du forum, de ma femme, de mes amis étaient là pour m’appeler à la vigilance. Les incohérences dans le discours sur MSN, surtout les coïncidences troublantes me disaient aussi " danger "... Mais chaque fois, en quelques secondes je mettais dans les plateaux de la balance les risques d’un côté, et les joies que je trouvais dans ces entretiens de l’autre... Et je continuais sans hésiter. Lorsque la balance a cessé de pencher du bon côté, j’ai stoppé net. La semaine dernière.

Beaucoup de conseilleurs me disent " Tu te fais berner, Internet ne peut rien apporter de positif, arrête et va prendre l’air... ". Mais de quel droit peuvent-ils se permettre de dire ceci ? Ce n’est pas avec l’affectivité à fleur de peau que j’affirme que je viens de connaître quelques uns de mes plus grands bonheurs... Dans cette malheureuse relation virtuelle ! J’ai passé des heures et des heures avec Alex en ligne... Mais il en a passé tout autant avec moi ! Je pensais, je pense, lui avoir ouvert des horizons nouveaux et apporté de l’assurance. Mais la communication n’est jamais à sens unique ! Dans ce blog, il y a quelques passages où je parle de chocs personnels assez violents qui m’ont énormément fait progresser dans ma quête de moi-même... Ce sont des réflexions d’Alex qui en sont à l’origine. Et je n’ai pas parlé en détail ici des moments de déprime, de désespoir face à ce que je vivais avec ma femme, qui étaient rendus supportables par l’attention que me portait Alex...

Plusieurs fois il a culpabilisé de " me bouffer la vie ", de me " parasiter "... Plusieurs fois je lui ai répondu d’arrêter, qu’en réalité il m’aidait à vivre. Au sens propre. Sans doute là que j’ai fait trop fort. J’ai trop donné. Je lui ai trop demandé.

Je vais conclure cette lamentable histoire, sans être allé, loin de là, au fond des choses. Mais chacun je pense a les éléments pour se faire sa propre opinion. Et puis, là, je ne peux pas faire plus qu’entrouvrir ma chemise... Le cœur est à vif.

Cependant, je ne terminerai pas sans affirmer une dernière fois que je suis convaincu que l’essentiel de l’histoire entre Alex et Nico est vrai. Il ne peut en être autrement compte tenu de tout ce qui m’a été dit de profondément intime. Mes questions sont d’un autre ordre... Ont-ils l’âge qu’ils affirment ? Sont-ils plus jeunes, plus vieux ? Ai-je affaire aux deux protagonistes, ou Alex, devant mon insistance, a-t-il simulé l’arrivée de son compagnon et créé un " trio " artificiel ? Et maintenant mis en demeure d’être transparent, tout bloque ?

D’autres idées farfelues, j’en ai eu ! Du vieux pervers désœuvré qui bâtit toute une histoire pour s’amuser (quel intérêt d’y consacrer tant d’heures pour un seul témoin : moi ?) à quelque chose de plus orchestré, par un de mes intimes, fait dans l’intention de me redonner goût à la vie dans des moments particulièrement difficiles, en passant par un écrivaillon de seconde zone qui mettrait à l’épreuve les intrigues à venir d’un prochain roman de gare...

Mais j’ai beau faire... J’y crois encore, toujours...

Publié dans : Je me prépare
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Qui je suis

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  • 29/04/1945
  • Amoureux Bisexualité Honnête à en crever
  • Veuf depuis décembre 2007, père de trois jeunes adultes. Gay depuis toujours. A 66 ans, j'ai redécouvert l'amour avec un éphèbe marocain trois fois plus jeune ! C'est lui qui m'a choisi, et je n'ai pas su dire non...

Constat :

Fin Novembre 2010 je rencontrais mon Chérubin.

Aujourd'hui il approche de ses 25 ans, et j'ai moi-même dépassé les 68 bougies.

Depuis plus de deux ans et demi, je vis la relation à laquelle je n'ai jamais réussi à croire.

Et alors ?

Je ne fanfaronne pas. Je ne m’affiche pas : moins d’une quinzaine de lecteurs aborde ces pages, la très grande majorité ne dépassant pas l’affichage issu d’une requête vaseuse dans un quelconque moteur de recherche.

Les rares lecteurs réguliers attendent probablement la fin de l’histoire. Avec plus ou moins de sadisme, plus ou moins de curiosité.

C’est curieux. Je ne veux plus penser à ceux qui me lisent, d’où l’épuration en cours de la mise en page, et en même temps je suis incapable de fermer le blog. Encore moins de tout détruire. Fétichisme ?

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